Un antidouleur synthétique retrouvé à l’état naturel

Une substance mise au point dans les années 1970 par l’industrie pharmaceutique dans un médicament de synthèse, le tramadol, vient d’être retrouvée à l’état naturel en Afrique sub-saharienne.

C’est l’une de ces belles histoires qui réunit tous les ingrédients du succès: recherche de pointe, médecine traditionnelle africaine, rencontres humaines et, à la clé, une découverte scientifique surprenante.

Tout commence lorsqu’un jeune étudiant camerounais prend contact avec Michel De Waard, neurobiologiste au sein de l’Institut des neurosciences à Grenoble (Inserm, Université Joseph-Fourier, CNRS). Il attire son attention sur les vertus d’un petit arbuste sarmenteux d’Afrique sub-saharienne, appelé pêcher africain, qui peut atteindre de 4 à 6 mètres de hauteur. En médecine traditionnelle, notamment au Cameroun, cette plante est utilisée dans le traitement de différentes pathologies incluant l’épilepsie, la fièvre, le paludisme et la douleur.

On soupçonne l’arbuste d’être riche en alcaloïdes. Mais lesquels? En collaboration avec le département de pharmacochimie moléculaire (CNRS/Université de Grenoble) et l’université de Buea, capitale de la région sud-ouest du Cameroun, Michel De Waard et son équipe décident d’en avoir le cœur net. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Angewandte Chemie.

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