ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : LE MINESUP AU CŒUR DE LA RÉFLEXION SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LA PERFORMANCE PUBLIQUE

Le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, Chancelier des Ordres académiques, le Professeur Jacques FAME NDONGO, a présidé, ce mardi 13 octobre 2026, à l’amphithéâtre 500 de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), la cérémonie d’ouverture du colloque international organisé par l’Université de Yaoundé II sur le thème : « Le droit public à l’aune des innovations : Intelligence artificielle et performance ».

Cette rencontre scientifique a réuni des membres du Gouvernement du Cameroun, le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle de la République du Tchad, des responsables universitaires, des chercheurs et des experts autour d’un enjeu majeur de la transformation des États : concilier innovation technologique, performance publique et protection des droits fondamentaux.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) a exprimé sa gratitude au Ministre d’État pour son parrainage et a rappelé le rôle de l’IRIC en tant qu’académie diplomatique de référence et carrefour d’excellence pour abriter cette réflexion sur le droit public et l’intelligence artificielle.

Dans son allocution, le Recteur de l’Université de Yaoundé II, le Professeur Richard Laurent OMGBA, a souligné que la performance de l’administration ne saurait se limiter aux résultats obtenus. Elle doit également s’apprécier à travers la qualité des services rendus aux citoyens, la célérité des procédures et l’utilisation optimale des ressources, sans compromettre la place de l’être humain.

L’Ambassadeur de France au Cameroun, Son Excellence Sylvain RIQUIER, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une approche pluridisciplinaire de l’intelligence artificielle. Il a notamment mis en exergue les enjeux liés à la protection des données, à la transparence des décisions assistées par des algorithmes et à la définition des responsabilités. Il a également procédé à la remise des Palmes académiques au Professeur Patrick Edgard ABANE ENGOLO, Inspecteur Général des services du MINESUP et Directeur du Centre d’études et de recherches constitutionnelles, administratives et financières (CERCAF) de l’Université de Yaoundé II.

Dans son mot de remerciement, le récipiendaire a exprimé sa gratitude à l’Ambassadeur de France et à ses collaborateurs, aux responsables universitaires, à ses collègues, à sa famille et à ses étudiants, ainsi qu’au Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, pour son accompagnement.

Dans son discours d’ouverture, le Professeur Jacques FAME NDONGO a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de prendre pleinement part, à la révolution de l’intelligence artificielle, en développant ses capacités scientifiques et en préparant les compétences indispensables à la maîtrise de ces technologies. Il a mis en perspective les possibilités offertes par l’innovation numérique pour simplifier les procédures administratives, améliorer la gestion publique et renforcer la performance des institutions, tout en rappelant l’impératif de préserver la dimension humaine de l’action publique.

La leçon inaugurale, prononcée par le Professeur Abdoulaye SOMA, agrégé de droit public et professeur titulaire du CAMES à l’Université de Ouagadougou II, au Burkina Faso, a porté sur le thème « État, intelligence artificielle et performance ». Le conférencier a exploré les rapports de complémentarité entre l’État et l’intelligence artificielle, en soulignant le rôle du droit, de la réglementation et de la numérisation des données dans l’amélioration du fonctionnement de l’administration.

Le panel d’honneur, présidé par le Ministre d’État, a prolongé les échanges à travers des interventions consacrées aux applications de l’intelligence artificielle dans les services publics. Le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE, a abordé la question du numérique et de la performance du service public à travers le système AIGLES. La Ministre des Postes et Télécommunications, Minette LIBOM LI LIKENG, a présenté les enjeux de l’intelligence artificielle dans le secteur des télécommunications. Le Ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, le Dr Sitack Yombatina Béni, a évoqué les perspectives de cette technologie pour l’enseignement supérieur au Tchad. Le Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale, Olivier MEKULU MVONDO, a quant à lui, exposé ses applications dans les activités de la CNPS.

À travers ce colloque, l’Université de Yaoundé II contribue à approfondir la réflexion sur l’évolution du droit public et la modernisation de l’État. L’enjeu majeur qui s’est dégagé des échanges a été de faire de l’intelligence artificielle, un levier de performance publique, dans le respect du droit, de l’éthique et de la primauté de l’humain.

✍️CELCOM/MINESUP

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