Tenue des travaux de la 118e et 119e Sessions CNE
La Commission Nationale d’Évaluation des formations dispensées à l’étranger se réunit en ses 118e et 119e Sessions ordinaires.
La salle des Actes de l’École Normale Supérieure (ENS) de l’Université de Yaoundé I a accueilli, ce mercredi 11 mars 2026, les travaux des 118e et 119e sessions ordinaires de la Commission Nationale d’Évaluation des formations dispensées à l’étranger (CNE), sous la présidence de Monsieur le Secrétaire Général, représentant personnel du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, par ailleurs Président de ladite Commission.
Ces assises ont connu la participation du représentant du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Vice-Président de la Commission, du représentant des Services du Premier Ministre, ainsi que des représentants des ministères partenaires impliqués dans l’évaluation et la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger.
Dans le cadre de ses missions, la Commission Nationale d’Évaluation des formations dispensées à l’étranger est chargée d’examiner la conformité des diplômes, titres et grades universitaires obtenus hors du territoire national, afin d’en proposer l’équivalence au Cameroun, conformément à la réglementation en vigueur. Les statistiques enregistrées pour le compte des 118e et 119e sessions ordinaires font état de 3 247 dossiers examinés, provenant de 48 pays et de 202 institutions universitaires et de formation.Dans le détail, 1 605 dossiers ont été examinés au cours de la 118e session, concernant des formations issues de 40 pays et de 249 institutions. La 119e session, quant à elle, a porté sur 1 642 dossiers provenant de 48 pays et de 202 institutions.
Au terme de l’examen des dossiers, 3 198 diplômes ont obtenu une équivalence, traduisant ainsi la conformité de ces formations aux standards académiques requis. Par ailleurs, la Commission a enregistré 09 rejets, 15 dossiers mis en instance pour compléments d’informations, ainsi que 25 cas de faux diplômes.Il convient toutefois de souligner une baisse considérable du nombre de faux diplômes, estimée à 0,76 %. Cette amélioration notable s’explique notamment par la numérisation progressive des procédures de traitement des dossiers d’équivalence, renforçant ainsi les mécanismes de vérification et de contrôle.
Les principaux motifs ayant conduit au rejet de certains dossiers sont notamment : les formations en ligne non homologuées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur ; les formations délocalisées non autorisées ; les formations non diplômantes ; les diplômes à caractère religieux ; la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) non homologuée au Cameroun, ainsi que les diplômes antérieurs jugés non conformes.
Ces travaux permettront, à travers l’examen minutieux des dossiers soumis par les différentes sous-commissions, de garantir la crédibilité et la validité des diplômes obtenus à l’étranger par les Camerounais, tout en veillant au respect des normes académiques en vigueur.













